Pierre De Gaulle

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Vos Excellences, Mesdames, Messieurs les Officiels, Mesdames, Messieurs, Je vous remercie, au nom de ma famille et de mon père, l’Amiral de Gaulle, de nous inviter pour la célébration de votre fête Nationale.

Nos peuples sont liés par de longues années d’amitié et par le sang versé contre les Nazis. C’est l’occasion pour moi de répéter que la relation franco-russe était pour le Général de Gaulle d’une importance toute particulière. La France et la Russie sont proches l’une de l’autre mais aussi unies par la conscience de leur communauté d’intérêts et de destins.

Plus encore, la Russie était vue par mon grand-père comme l’allié de revers indispensable à sa sécurité mais parce qu’elle participait à sa conception de l’équilibre de l’Europe et de sa place de l’Europe dans le monde. Le Général disait même : « La décision funeste de Napoléon d’attaquer Alexandre 1er est la plus lourde erreur qu’il ait commise. Rien ne l’y forçait. C’était contraire à nos intérêts, à nos traditions, à notre génie. C’est de la guerre entre Napoléon et les russes que date notre décadence. »

Je viens ici pour affirmer une nouvelle fois haut et fort, qu’il est de l’intérêt de la France de garder de bonnes relations avec la Russie et de dire qu’il faut que nous travaillions ensemble en vue d’aider à l’union et à la sécurité de notre continent, ainsi qu’à l’équilibre, au progrès et à la paix du monde tout entier.

Chacun reconnaît aujourd’hui la responsabilité des États-Unis dans le conflit actuel, le rôle funeste de l’Otan qui s’élargit sans cesse et la politique inconsidérée du Gouvernement Ukrainien. Ce dernier, fort de belles promesses et nourri d’illusions américaines et européennes, a conduit une politique très condamnable à l’égard des populations russophones du Donbass, multipliant discrimination, spoliation, embargos et bombardements. Les Occidentaux ont malheureusement laissé faire Zelenski, ses oligarques et les groupes militaires néo-nazis s’enfermer dans une spirale de guerre.

Cet aveuglement est lourd de conséquence pour le peuple ukrainien. Mais ne nous y trompons pas : que veulent les Américains si ce n’est provoquer une nouvelle confrontation Est-Ouest, dont le seul but est d’affaiblir et de diviser l’Europe pour imposer leurs directives, leur économie et leur système ? Depuis la première guerre mondiale, les Américains ont conclu un pacte pour établir un équilibre nécessaire des forces en Europe et s’associer à la sécurité du continent européen. Ce n’est pas en organisant une escalade militaire systématique en Ukraine, qu’ils respecteront leur engagement, ni leurs grands principes de liberté et de démocratie !

Les États-Unis sont dans l’erreur, l’Otan est dans l’erreur, dont l’expansionnisme débridé et irréfléchi conduit inexorablement au déséquilibre du Monde et à l’injustice. Les belles promesses des Américains de ne pas élargir l’Otan à l’Est, ni au Nord, n’ont pas été respectées. Les accords de Minsk n’ont pas été respectés.

La réalité, c’est que les Américains n’ont jamais accepté, ni l’Occident avec eux, qu’après la difficile transition de 1991 et la reconstruction qui a suivi, que la Russie ne s’intègre pas dans son monde unipolaire. Les Américains ni l’Europe, n’ont jamais accepté que la Russie se transforme selon le modèle occidental, à son image.

A cause de cela et d’emblée, le Président Poutine fût perçu comme un dictateur, alors que c’est un grand leader pour son pays !

Les États-Unis n’ont jamais non plus accepté la perte du rôle du dollar comme monnaie prépondérante dans le règlement des échanges internationaux dans le monde. Le pire est, que dans cet aveuglement, ils ne font que renforcer, en déplaçant les intérêt économiques et financiers à l’Est, la position de la Chine et de la monnaie chinoise qu’ils veulent aussi combattre ! Les sanctions, qui sont celles de la politique du faible, sont inopérantes, sauf à affaiblir les Européens et autres nations du monde. Les Africains eux-mêmes, par l’intermédiaire du Président de l’Union Africaine, Monsieur Macky Sall, s’en inquiètent considérablement.

En provoquant une crise économique profonde, systémique et durable qui nous touche déjà tous, du prix du pain, au chauffage et aux carburants mais aussi par la pénurie agro-alimentaire, des matières premières et des métaux industriels qu’elle entraîne, les Américains affaiblissent les Européens à leur profit. Aura-t-on oublié que depuis au moins un siècle, toutes les crises financières majeures viennent des États-Unis ? « Notre dollar, votre problème » disait Henry Kissinger. Les Américains nous tiennent toujours par leur endettement, qu’ils exportent.

En imposant aussi un modèle culturel et social qui repose sur le culte de la jouissance et de la consommation, les Américains sapent le socle de nos valeurs traditionnelles et les deux piliers de la civilisation que sont la famille et la tradition.

L’Europe et bien sûr la France ont tout à perdre à s’enfermer dans cette escalade militaire et idéologique voulue par les États-Unis et l’Otan. Charles de Gaulle le disait : « l’Amérique ne fait pas partie de l’Europe. Je crois l’avoir découvert sur la carte. »

De la conjoncture actuelle, terrible et redoutable, La France peut et doit jouer un rôle capital. La France et la Russie sont toutes deux filles de l’Europe. La France ne doit pas oublier qu’elle est l’ainée des nations européennes et qu’aucune n’a derrière elle une aussi longue trainée de gloire. Mon grand-père a toujours soutenu et défendu l’impérative nécessité, même aux moments les plus difficiles de l’histoire, de construire et préserver une relation forte et partagée avec la Russie.

Il aimait la Russie. Nous aimons, ma famille et moi, la Russie et son peuple. Le peuple russe, dont le droit de propriété est si injustement bafoué partout dans le monde. Cela me rappelle les pires moments de l’occupation et du régime de Vichy en France. Et les artistes, les sportifs russes, sont-ils aussi responsables ?

Cette politique systématique et aveugle de confiscation et de discrimination du peuple russe tout entier est scandaleuse et me choque considérablement.

Permettez-moi de citer encore une fois le Général de Gaulle : « En France, on n’a jamais considéré la Russie comme un ennemi. Je suis pour le développement de l’amitié franco-russe et je n’ai jamais envoyé et je n’enverrai jamais des armes aux gens qui se seraient battus contre la Russie soviétique. »

Les Américains donnent de l’argent (et des armes), nous les payons en parts d’indépendance. Je regrette que le Gouvernement français se commette dans cette soumission à l’Otan et donc à la politique américaine.

Je déplore, que de par la volonté de certains présidents français, la France se soit dissoute dans l’Otan. Or, le Général de Gaulle s’est toujours efforcé de maintenir l’indépendance de la France dans le commandement intégré de l’Otan.

L’Otan absorbe l’Europe. Depuis, les Américains ne parlent plus à la France et ne nous considèrent plus comme une nation forte et indépendante.

Faut-il rappeler le camouflet récent subi par la France dans la rupture brutale et unilatérale du contrat d’achat des sous-marins australiens par l’Australie, Membre du Commonwealth et qui fût orchestré par les anglais et les américains ? La France peut-elle se contenter, outre sa perte de souveraineté, des trois jours d’avance en munitions et en carburant que lui octroie l’Otan ? Je ne comprends pas la politique du Président français.

Fort de ses convictions, de son armée et de la force de dissuasion qu’il a lui-même construite au grand dam des Américains, le Général de Gaulle a eu la détermination de sortir de l’Otan, tout en restant comme membre de droit de l’Alliance Atlantique. Je souhaiterais que le Président français ait ce courage et cette volonté, plutôt que de subir les affres de la pensée unique et de la politique commune imposée par les Américains, qui le rendent dépendant.

De la même manière, je ne me reconnais pas dans la France d’aujourd’hui, dans cette politique du « en même temps », qui nous affaiblit. Je ne me reconnais pas dans l’abandon actuel des valeurs, de notre histoire, de notre culture, de nos grands principes de liberté, du devoir et de la sécurité.

Le Général de Gaulle écrivait. « Il existe un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. » Notre but est et doit rester d’établir une entente européenne entre l’Atlantique et l’Oural. Au milieu des alarmes du monde et des dangers de la crise actuelle, la France peut et doit, à nouveau, peser de tout son poids et chercher un arrangement avec les pays belligérants et la Russie en particulier.

On ne fait pas la guerre tout seul !

C’est une conviction que les idéologies, donc les régimes qui les expriment, en Ukraine comme ailleurs, ne sont que de passage. « Seuls comptent, appuyés sur les fondements politiques, la patine des siècles et la capacité des pays à rester grands ».

Comme le disait le Général de Gaulle en 1966 lors de son deuxième voyage en Russie : « La visite que j’achève de faire à votre pays, c’est une visite de la France de toujours à la Russie de toujours. »

Je vous remercie.

Pierre de Gaulle

Source: https://crsc.fr/discours-de-pierre-de-gaulle-petit-fils-du-general-de-gaulle-a-l-occasion-de-la-fete-nationale-de-la-federation-de-russie/

Météo politique Juin 2022

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Bulletin météo politique de ce jour de notre pays:

« Le souci de l’identité est légitime mais l’obsession identitaire a toujours jeté les hommes les uns contre les autres, rétréci les âmes et racorni le sens de la patrie. » 

(Source: Site mémorial du Camp des milles )

Dans notre pays, et dans d’autres pays aussi, la réalité présente d’aujourd’hui ce sont à nouveaux des hommes qui se jettent les uns contre les autres. Et cela ne s’explique pas toujours à cause du Burkini, de l’islamo-gauchisme, de l’islamo-fachisme, du grand remplacement. 

Allons-nous vivre un état de guerres permanentes? 

Allons-nous subir une multiplication de nouvelles formes de Saint Barthélémy?

 

 

Estampas de Platero y yo

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

"Estampas de Platero y yo" est un livre en Espagnol édité par la maison d'édition espagnole Vicens Vives (1). Imprimé pour la première fois en 2005, il a été ré-imprimé 14 fois depuis sa première parution. C'est dire le succès de ce livre en Espagne mais aussi hors d'Espagne.

Il intéressera les parents, les grands-parents qui parlent, écrivent, lisent l'Espagnol pour eux-mêmes mais aussi pour leurs enfants, leurs petits- enfants. Il intéressera aussi les élèves des collèges et des Lycées qui étudient l'Espagnol.

"Platero y yo" a été écrit par Juan Ramón Jiménez (2), en 1914. C'est le plus célèbre de ses textes. En 1956 l'auteur a reçu le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son oeuvre poétique.

Juan Ramón Torregosa a choisi d'éditer 35 textes de l'oeuvre originale. Jesús Gabán les a magnifiquement illustrés de ses très beaux dessins. 

Le groupe d'hispanisantes et d'hispanisants de la paroisse Notre Dame de l'Avance de Casteljaloux, animé par Marie-Christine Queyreur, professeur d'Espagnol, a traduit le texte espagnol de présentation d' "Estampas de Platero y yo".

En voici la traduction:

Images de Platero et moi.

Platero et moi, l'oeuvre la plus universelle de Juan Ramón Jiménez (1881-1958), est un de ces livres qui, dans son apparente simplicité, enferme les plus profonds secrets de l'âme humaine. Le poète, dans ses promenades dans Moguer (3)), son beau village natal, partage avec son attachant âne Platero, ses impressions et sentiments, et, ensemble, ils s'immergent dans la vie quotidienne des gens du village, dont Juan Ramón fait le portrait avec affection, tendresse et sympathie.Son regard bon et tendre s'arrête, surtout sur les plus humbles et déshérités, et, à contempler la cruauté, la misère et l'injustice, le poète de Moguer se révolte. Mais la nature est aussi protagoniste de l'oeuvre. Animaux, fleurs, oiseaux, sons, couchers de soleil, parfums, couleurs ...défilent devant nos sens, et dans la beauté du paysage combleront le poète et Platero, le plus humain des animaux, leurs plus pures et élevées aspirations: une vie spirituelle riche et intense, un désir de paix et d'harmonie, de fraternité et de tolérance, une soif, en somme, de bonheur.La présente sélection de Platero et moi a pour but d'approcher une nouvelle génération de jeunes lecteurs du riche univers poétique de cette oeuvre singulière. Les illustrations lyriques de Jesús Gabán et les notes sur le texte de Juan Ramón Toregrosa contribueront de manière décisive à changer la lecture de ce livre en une expérience inoubliable.

 

André Lugardon

(1) Maison d'Edition Vicens Vives: https://www.vicensvives.com/ "Estampas de Platero y yo". ISBN/EAN: 9788468278919. Prix: 9€98.

(2) Juan Ramón Jiménez, né en Andolousie en 1881, est mort en 1958. à Porto Rico. Plusieurs tragédies ont marqué sa vie: la mort de son père lorsqu'il était enfant qui a plongé sa famille dans la misère, la guerre civile d'Espagne qui l'a contraint à l'exil, la mort d'un cancer de la femme qu'il a aimé. Dans son oeuvre poétique il y a souvent une quête de Dieu. 

(3) Moguer est une commune de la province de Huelva dans la communauté autonome d'Andalousie.

 

 

Citation:



« Je te porterai, Moguer, dans tous les lieux et dans tous les temps, tu seras pour moi immortel, mon pauvre village, en dépit de ceux qui t'exploitent. »

« Je t'ai dit, Platero, que l'âme de Moguer c'était le vin, j'avais dit une stupidité, n'est-ce pas ? Non, l'âme de Moguer c'est le pain. Moguer est comme un pain de froment, blanc à l'intérieur comme de la mie, et doré autour — oh soleil qui brunit ! — comme la tendre croûte. »

(Source fiche Wikipédia sur l'auteur)

Boomer...ang

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Définition de baby-boomer ou baby-boomers dans le dictionnaire Larousse:

Mot anglais, baby boom.

Personne née pendant le baby boom qui a suivi la Seconde Guerre Mondiale.

 

Des livres, des articles de presse, des affirmations sur les réseaux sociaux, sur internet, les accusent d'être responsables de tout ce que va mal dans notre pays actuellement.

 

Avant hier matin, la réaction ci-dessous lue sur Facebook: 

Paul-Antoine Drouin
12 juin, 13:25 ·

ATTENTION au coup de BOOMER-ang !


Personnellement, je suis inquiet de voir se développer une véritable chasse aux sorcières dans notre pays concernant la génération des boomers. On peut, dans un dialogue respectueux et constructif, dire à nos aînés que nous n’avons pas compris tel ou tel choix posé il y a un certain temps, ou bien les inciter à comprendre et apaiser telle ou telle angoisse de la plus jeune génération. Mais de là à favoriser le « bashing-boomer » qui s’instaure, nous courrons un grand danger.


Cela m’interpelle d’autant plus en tant que chrétien quand je perçois combien cette mentalité s’infiltre allègrement dans nos modes de pensée catholiques, voire quand elle est encouragée par des propos séducteurs de ceux qui devraient avoir la noble charge d’éducateurs dans l’Eglise… Pourquoi, à mon sens, serait-il temps de « mettre le holà » à cette pratique dans notre bonne mère Eglise ? Je vois 3 raisons à partager.


La première est liée aux 10 commandements de Dieu : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20,12). Honorer nos parents, c’est avoir du respect et de l’estime pour eux, non pas d’abord à cause de ce qu’ils ont fait mais à cause de ce qu’ils sont. Une société qui a de la haine pour ses aînés court à sa perte. Le Saint-Père, d’ailleurs, ne cesse de le rappeler ces derniers temps. Et n’oublions pas : si nous parlons mal de nos aînés, nos enfants en feront autant dans quelques années… Effet « boomer-ang » assuré. Cela devrait nous interroger, ne serait-ce que par intérêt personnel.


Deuxièmement : la foi chrétienne s’inscrit toujours dans une tradition et jamais en rupture d’une tradition. « Je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu » (1Co 15,3) dit saint Paul à deux reprises à la communauté naissante de Corinthe. Si l’on peut justement interroger le processus de transmission de la foi au cours des dernières décennies, qui peut, pour autant, se prévaloir d’en avoir la recette magique aujourd’hui ? Cela serait très présomptueux. Seul le temps nous le dira. En attendant, qu’on le veuille ou non, l’immense majorité de ceux qui essaient de vivre le christianisme aujourd’hui sont redevables à des aînés qui leur ont transmis la foi : il n’est pas superfétatoire de le reconnaître !


Enfin, troisièmement : je crains que nos aînés soient confrontés en première ligne à une question qu’aucun de nous n’a dû affronter encore. Je veux parler de la fin de vie. Si l’euthanasie est légalisée dans notre pays – plutôt qu’un soutien massif au développement des soins palliatifs – nos aînés seront les premiers confrontés au choix d’y recourir ou non. Et je suis convaincu que, dans notre société, des voix s’élèveront pour s’acharner une nouvelle fois sur cette génération : « Eh les boomers ! Faudrait peut-être penser à ne pas encore peser sur notre système économique en vous accrochant éperdument à la vie ! ». Pour ne jamais être assimilé à ce qui a conduit à cela, je veux aujourd’hui honorer nos fameux boomers et essayer d’arrêter cette chasse à l’homme générationnelle. En premier lieu dans notre Eglise qui doit être prophétique pour notre société.


Car, même si ce boomer n’est ni mon père ou ma mère à honorer, il n’en demeure pas moins que le Créateur finira par me demander : « Mais alors, qu’as-tu fait de ton frère ? » (cf Gn 4,9)

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