Ángel González.

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El invierno
de lunas anchas y pequeños días
está sobre nosotros. Hace tiempo
yo era niño y nevaba mucho,
mucho. Lo recuerdo
viendo a la tierra negra que reposa,
apenas por el hielo
de un charco iluminada.
Es increíble: pero todo esto
que hoy es tierra dormida bajo el frío,
será mañana, bajo el viento,
trigo.
Y rojas
amapolas. Y sarmientos...
Sin esperanza:
la tierra de Castilla está esperando
- crecen los ríos -
con convencimiento.

L'hiver

aux lunes larges et aux petits jours

est sur nous. Il y a longtemps

moi j'étais un enfant et il neigeait

Beaucoup beaucoup ,Je me le rappelle

en voyant la terre noire qui repose

à peine éclairée par le gel

d'une flaque.

C'est incroyable : mais tout ceci

qui aujourd'hui est terre endormie

sous le froid sera demain sous le vent

du blé.

Et de rouges

coquelicots. Et des sarments

Sans espérance

la terre de Castille est en attente

-les fleuves grandissent-

avec conviction.

Pour en savoir plus sur l'auteur:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%81ngel_Gonz%C3%A1lez

Poème porté à notre connaissance par Marie-Christine Queyreur, longtemps professeur d'Espagnol au Collège Jean Rostand de Casteljaloux.

 

1001 souvenirs de Casteljaloux. (2 ième partie)

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Casteljaloux c'est aussi, petite fille, les longues heures passées dans le petit magasin de laine de ma grand-mère situé sur un bord de la  place Gambetta. Ne le cherchez pas, il n'existe plus. C'est de là qu'avec une pièce de 5 F j'allais acheter chocolatines ou croissants à la boulangerie Darcos pour le goûter. La place Gambetta et ses commerces: il y avait une vieille épicerie avec une très vieille épicière. A chaque fois que j'y rentrais j'avais l'impression de faire un voyage dans le temps, un retour dans le passé, un voyage dans l'enfance de ma mère. Alors que quand j'allais à la Coop ou à La Ruche là je faisais un voyage vers la modernité: les prémices du super marché! Les bouteilles en verre consignées à ramener comme autrefois mais quand même tous les produits à portée de mains, quel progrès!!!!

Guimaï.

Petit être.

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Sache, que j’ai parfois des moments d’angoisse. On en a tous je le sais bien. Mais cette angoisse est profonde, elle encercle mon cœur comme une liane qui pousse vite et contre laquelle je ne peux lutter. Cette angoisse se mêle souvent à de la mélancolie, de la tristesse, un soupçon de peur sur un avenir incertain. Il ne faut pas vivre dans le futur, il faut le construire. Il ne faut pas vivre dans le passé, ni l’oublier mais s’en servir pour grandir. Il faut vivre le présent, même s’il n’est pas glorieux, il faut le vivre et tout faire pour qu’il devienne bonheur.

Sache petit être que si parfois ou même souvent tu es en difficulté, que toi aussi tu as peur et tu voudrais crier fort pour que quelqu’un entende, quelque part ta détresse, tu n’es pas seul. Beaucoup de personnes ont envie de crier, car nous avons tous notre petit baluchon qui pèse de plus en plus lourd lorsque les années passent.

Alors si jamais tu roules dans un endroit paumé, que tu as ce baluchon dans ton coffre, ta tête ou ton cœur. Si jamais ta voiture peine, que ton cœur peine aussi, arrêtes toi et crie. Là, au milieu du champ de maïs, au milieu du champ de tournesols dont la chaleur fait fondre ton baluchon…crie. Parce que c’est un soulagement et même si tu en a envie, tu as le droit de verser une larme ou deux parce que ça n’est pas être lâche, ça n’est pas anormal, ni étrange, ni fou ou inadéquat, c’est juste humain.

Bonne nuit et à bientôt petit être.

Inés Bourgeois.

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