Décès du docteur Patrick Mialhe.

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Suite au décès brutal et inattendu du docteur Patrick Mialhe, à l'âge de 60 ans, Marie-Christine Queyreur lui a rendu l'hommage écrit suivant:

 

 

Patrick, c'est l'amour,

Patrick c'est l'humour,

la recherche

pour les patients,

pour la science,

la créativité,

la tendresse,

l'enthousiasme ,

l'indignation en acte devant toute injustice,

l'art et surtout

une générosité incomparable.

 

L'amour de la vie,

un mot, un geste l'amusait

qu'il pouvait dessiner avec talent

 

et c'est la rencontre émerveillée de Claudine

et l'immense joie d'être père :

Il devient père de Jean.

 

 

Patrick, c'est l'acharnement

à sauver des vies

à soulager des souffrances

par le don de son temps,

de son argent,

au mépris de sa propre vie.

 

Patrick, c'est la gentillesse,

la compréhension,

la pitié,

la tendresse

pour tous et toutes.

 

Patrick a la foi

et quand il ne pouvait plus rien faire pour les malades

il les confiait dans son cœur aux hôpitaux du ciel.

 

Homme si doué,

artiste et savant,

médecin émérite.

 

Bienheureux soyez vous,

Patrick

au milieu de ceux que vous aimez

et qui vous ont précédé, vos parents chéris,

au milieu de tous ceux et celles à qui vous ressemblez tant :

l'immense cortège de tous les saints.

 

31 mai 2017, Marie-Christine Qeuyreur.

Epidaure

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Brigit Descot nous écrit de Grèce où elle se trouve actuellement:

Parlant de la Grèce, si vous entendez prononcer le nom d’ Epidaure, vous pensez au grand théâtre antique. Vous avez raison.

Néanmoins, je veux parler de l’ancienne Epidaure, la bourgade. Lorsque vous vous trouvez sur la route, si vous n’êtes pas familiarisés avec le grec ancien et le grec moderne, vous ne l’atteignez pas sans quelques difficultés, les panneaux la nomment Archea Epidavros, ou Palea Epidavros, et plusieurs routes mènent à elle. Assoupie, elle n’en à que faire. Dépliée sur la côte est du Péloponnèse au bord du golfe Saronique, étalée, lourde de centaines de siècles depuis les guerres Médiques et plus avant jusqu’au premier ministre Alexis Tsipras, longs et pétris, chargés, retentissants de combats et de paix, d'édifications et d’effondrements, de déploiements et de ployages , de vie et de mort et de vie, elle garde avec simplicité tout ce qu’elle a enfoui au plus profond d’elle-même et renonce à se mirer dans les eaux calmes vert-bleutées .

C’est que l’heure est à la suspension fortifiée par l’immuabilité des montagnes à frougana (1), surgies d’elles et les enserrant . 

 Effleurie par ses toits rouges , elle garde un œil sur ses oliveraies argentées et ses orangeraies aux vives couleurs ensoleillées dont les effluves mêlées à celles de plantes telles sauge, thym, origan réjouissent le souffle de l’air. Elle protège ses habitants paisibles,détachés et rassurés , descendants de paysans, marins et pêcheurs, âpres aux luttes de toutes sortes, besogneux et vigoureux. A son approche, elle s’ éveille et montre mollement sous ses toits rouges des ruelles pavées, endormies sous une chaude torpeur, embellies de bougainvilliers violets, rouges ou blancs et de fleurs odorantes débordant de jarres couleur de terre ocre qui débouchent sur des courettes ou des escaliers de pierre. Parfois, les venelles conduisent à des rues bordées de commerces alcyoniens (2), vétustes ou rénovés, d’hôtels aux hôtes prévenants et à la joie simple.  

Avec un petit sourire en coin, elle consent à dévoiler son petit théâtre découvert il y a quelques dizaines d'années, magnifique, endormi depuis bien vingt-trois siècles sous les oliviers et révélant la grandeur de son passé hellénique, petit frère du plus grand, le sublime. Émue, elle nous invite à rejoindre par des sentiers, le port. Là, son cœur bat. Une agitation tranquille. Des bateaux , de plaisance, de pêcheurs, barques, canoës, caboteurs, chalutiers accostent sans bruit, plaisanciers et pêcheurs, peaux sèches, brunies ou tannées se croisent et se saluent au rythme des “ Gia sas “ (3), lancés à tout vent. Répondent les sonneries des cloches aux lignes sonores énergiques émanant de l'église orthodoxe rutilante surplombant le port de sa sérénité bienfaisante.

Ainsi, de Zeus au Christ, du Mont Olympe au Golgotha, la terre et les eaux s’enlacent et rient le soleil et les astres de nuit et les mortels toujours enflammés de désir continuent à aller. 

(1) Frougana: type de végétation méditerranéenne comme la garrigue, le maquis mais propre à la Grèce. Il s'y trouve des arbousiers, des chênes, des genêts, de la sauge, du thym, de l'origan ...

(2) alcyoniens: https://fr.wiktionary.org/wiki/alcyonien

(3) Gia sas: aurevoir.

 

 

Si nous voulons la paix...

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

... préparons la paix.

 

Si nous éteignons la télé, la radio, le téléphone portable, l’ordinateur portable, l’ordinateur du bureau; si nous quittons la grande ville, si nous partons nous allonger au bord d’un ruisseau, d’une rivière de notre douce France, l'Avance par exemple, le tumulte du monde nous semble alors très loin. Les oiseaux font les oiseaux. Les abeilles font les abeilles. Les gardons font les gardons. Les fleurs font les fleurs.

Tout est alors calme, reposé, reposant.

Ce n’est qu’une apparence bien sûr. Ma chatte passe sa journée à guetter les oisillons qui tombent du nid et à les croquer savoureusement. Toutes les nuits elle tue un bébé lapin dont elle ramène les restes à la maison au petit matin. Depuis des semaines elle cherche à tuer l’écureuil au cerveau de pois chiche qui me rend visite tous les jours.

Bon j’ai rallumé mon ordi.

Retour au bruit et à la fureur du monde humain.

Voir lien suivant:

http://paris-international.blogs.la-croix.com/six-propositions-pour-la-politique-etrangere-francaise-au-moyen-orient-et-au-maghreb/2017/05/24/

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